Une petite dictée pour ne pas oublier …

 

Visitons ensemble cet appartement.

 

Il faudra déménager.  Le logement que ce couple habitait est bien trop étroit quand les enfants paraissent.

 

Si, comme le disait Victor Hugo "le cercle de famille applaudit à grands cris", il n'en reste pas moins que, désormais, un appartement décent s'impose.

 

Il faut tout inspecter : l'état du pavement, l'éclairage, les murs.  N'y a-t-il pas d'humidité ?  Les sanitaires fonctionnent-ils bien ?  Le chauffage sera-t-il adéquat ?  Y aura-t-il une cour pour que s'ébattent les enfants ?  Une terrasse pourra-t-elle suffire ?  Un jardinet peut-être ferait-il mieux l'affaire, sauf si l'on va se nicher au quatrième étage !

 

Les loyers coûtent (coutent) cher et il ne faut surtout pas outrepasser ses moyens financiers.  Il faudra chercher, se déplacer, visiter encore et encore …

 

La perle rare reste toujours un événement (évènement) non négligeable.

 

L'infinitif nous interpelle.

 

Quelques verbes dans cette dictée s'écrivent à l'infinitif, à ne pas confondre avec le participe passé terminé par "-é".  On remarquera que l'infinitif est placé après un verbe conjugué.  La règle dit que, quand deux verbes se suivent, le deuxième est toujours à l'infinitif; deux verbes non auxiliaires, s'entend.

-         "Il faudra déménager."

-         "Il faut inspecter …"

-         "Une terrasse pourra suffire …"

-         "l'on va se nicher …"

-         "Il faudra chercher, se déplacer, visiter …"

 

Presque tous se terminent par le son "é".  On peut aussi les remplacer par un verbe ou l'on entend "r".  Exemple : Il faudra déménager, il faudra faire.  Ce truc est infaillible.

 

Le point d'interrogation.

 

Plusieurs phrases sont ici interrogatives.  Les accords sont semblables à la forme affirmative, mais attention aux traits d'union que les inversions impliquent.

-         "fonctionnent-ils", simple inversion.

-         "a-t-il", "sera-t-il", "aura-t-il", "pourra-t-elle" : ceux-ci requièrent l'adjonction d'un "t" euphonique et, conséquemment, deux traits d'union.

 

Remarquez que dans ce cas, le verbe se termine par "a", mais aussi par "e" : Parle-t-il ?

 

Extrait d'auteur.

 

Si on extrait la citation d'un auteur, on la place entre guillemets : "le cercle de famille applaudit à grands cris".  Tous les signes de ponctuation ont leur raison d'être.  Sans eux, il serait difficile de lire un texte sans reprendre haleine.

 

Nouvelle orthographe.

 

-         Les accents circonflexes ne paraissent plus sur les "u" et les "i" (coutent), sauf si une confusion peut exister : Il est sûr de lui.  Ce fruit est sur.  Sur l'arbre nichait un merle.

-         L'accent aigu est remplacé par l'accent grave sur le "e" devant une syllabe muette (qui contient un "e" muet) : un évènement.

 

La finale des mots.

 

Il n'y a malheureusement pas de troisième orthographe qui serait phonétique, elle !  Il faut donc un "t" à :

-         "logement", "appartement", "pavement", "adéquat", "étroit", entre autres.

-         "quand", conjonction de subordination, prend un "d".  "Quant" avec "t" n'existe que dans la locution prépositive "quant à" : Quant à moi, je ne suis pas d'accord.  Il y a pour ce mot des homonymes : "camp" : le camp des scouts; "qu'en" : "Il ne faut du chauffage qu'en hiver".

 

Bonne rentrée à tous !  Bon travail pour la préparation liégeoise qui tiendra sa demi-finale samedi prochain, le 27, à Vivegnis.