Saint
Nicolas n'a pas fait que des heureux.
Saint Nicolas, ce grand ami.
Plus le temps passe, plus on décompte les jours,
car sans aucun doute, le grand ami des enfants passera par là. Chez certains, la tradition sera
respectée. L'assiette garnie
d'une carotte et d'un morceau de sucre sera placée devant
la cheminée, la veille du grand jour. Il faudra nourrir l'âne sans qui le maître (maitre) ne pourrait
accomplir son interminable tournée.
Saint Nicolas, enfin, est venu la nuit du cinq
au six décembre.
Les jouets que vous aviez souhaités vous attendent;
les friandises que vous allez partager restent abondantes
et tentantes.
Saint Nicolas peut repartir. Les enfants comblés le remercient vivement.
Le thème est éculé et pourtant toujours actuel.
Saint Nicolas, puisque c'est de lui qu'il s'agit, a voulu porter un attribut de plus : un trait d'union entre les deux mots ! Ceci a eu pour résultat un nombre impressionnant de fautes.
Si on avait écrit "la Saint-Nicolas", il en eût été tout autrement, car c'est un nom composé.
"tentantes", après Saint Nicolas subit aussi mille avanies. C'est un adjectif tiré du verbe tenter : "en" puis "an". L'accord de cet adjectif doit être le même que pour son prédécesseur "abondantes" : le féminin pluriel. Ces deux mots pèchent autant dans leurs racines que dans leurs terminaisons.
Des mots mal compris.
- "tentantes", encore lui, remplacé par "portantes" n'a plus de sens.
- C'est pareil pour "vivement" qui devient "dignement" ou "garnie" qui se transforme en "bienvenue" ou encore "interminable" changé en "incontournable". Allez savoir !
- Une virgule ou autre signe de ponctuation sont lus, donc doivent figurer dans le texte.
- La "veille" n'est pas équivalent à la vieille !
- Les cédilles ont parfois été mises à contresens : "placée" et "remercient" n'en possèdent pas. Le son "ss" écrit avec "c" ne comporte pas de cédille devant "e" et "i".
Terminons la nomenclature du vocabulaire.
- une "carotte" a un seul "r".
- on "décompte" vient de compte, compter et non d'un conte.
- La "cheminée" a un "e" final, même si beaucoup de noms féminins en "é" n'ont pas ce "e" : beauté, générosité, …
- "nourrir" prend deux "r"; retenir qu'on se nourrit plusieurs fois et qu'on ne meurt qu'une fois : mourir.
- "friandises" s'écrit avec "an".
- "cinq" en quatre lettres, ça suffit.
Quelques cas grammaticaux.
- devant un "b", un "p" ou un "m", on écrit "m" : comblés.
- "sans aucun doute" : pourquoi en douter ?
- "d' "; encore une fois, attention à la bonne coupure des mots en bout de ligne ou à ne pas couper du tout "d'un".
- "Les enfants", au pluriel, c'est explicite.
- "attendent", "restent" et "remercient" sont incontestablement à la troisième personne du pluriel du présent de l'indicatif, car "Les jouets … attendent", "les friandises restent" et "Les enfants "remercient". Il est évident qu'en sixième primaire le sujet n'est pas toujours collé au verbe.
- "pourrait" : troisième personne du singulier du conditionnel présent : deux "r" et un "t" final.
- "vous allez partager" : Certains, tout en écrivant "vous allez", ont dû penser à "vous avez", car, pour eux, "partager" est devenu participe passé muni de différentes graphies.
- Quant au participe passé "souhaités" justement, il s'accorde avec son complément d'objet direct placé devant : que mis pour jouets, donc au masculin pluriel.
Voici en gros relevées les erreurs commises par la crème des élèves, ceux qui n'ont commis que trois fautes au maximum.
Après le congé de carnaval, que je vous souhaite revigorant, nous irons rencontrer les Liégeois à Vivegnis, le 27 de ce mois.