À Bruxelles, "constamment" reviennent des "saynètes".

 

Que voilà deux mots ardus !  Le deuxième "saynètes" s'explique plus facilement que le premier.  Seuls, les excellents lecteurs l'ont bien écrit.  Quant à "constamment", très souvent fautif, c'est moins compréhensible.  Cet adverbe en "-amment" se forme sur constant.  Les adjectifs terminés par -ant donnent les adverbes en     "-amment"; en -ent (prudent), ce serait "-emment".

 

Pour le plaisir de nos bambins.

 

Les multiples spectacles montés par différents comédiens connus ou non, souvent déguisés, abondent sur les chaînes (chaines) de télévision.  Du plus jeune au plus âgé, on zappe constamment afin de saisir un programme plus délassant qui ne nous plaît (plait) pas toujours.

 

Quand le choix est judicieux, les aventures que les parents ont conseillées à leurs enfants peuvent leur apporter beaucoup et faire travailler leur imagination.

 

Après la tortue ou le loup, ne joueront-ils pas aussi des saynètes de leur invention et ainsi n'apprendront-ils pas à mieux s'exprimer ?

 

Tout est une question de dosage.  Créés pour émerveiller, les spectacles proposés sont multiples et variés à l'infini.

 

Si les petits sont accompagnés d'un adulte pour regarder le spectacle et le leur commenter, ce ne sera que mieux.

 

Continuons la liste non exhaustive.

 

-         "âgé" doit garder de toute manière son accent circonflexe; ce ne sont que les "i" et les "u" qui le perdent et pas toujours.

-         "zappe", on le fait plus souvent deux fois qu'une : 2 "p".

-         "judicieux" prend un "c" et non un "t".

-         "commenter" n'est pas commander.

-         "invention" : "in" et non "im".

-         "bambins" : c'est l'inverse "am" et non "an", mais là c'est une faute grammaticale puisque un "b" suit le son "am".

-         "délassant" du verbe délasser (se reposer) et non délacer ses chaussures.

-         "émerveiller" avec un accent aigu sur le "é".

-         "afin de" : locution conjonctive marque l'intention.

 

Autant de fautes syntaxiques.

 

Peu de participes passés émaillent cette dictée et pourtant !

-         "conseillées" : Il faut chaque fois remettre les règles sur le tapis.  Ce participe passé employé avec l'auxiliaire avoir s'accorde en genre et en nombre avec son complément d'objet direct placé devant, "que" mis pour aventures, au féminin pluriel, d'où "ées".

-         "créés", participe passé, qui a la valeur d'un simple adjectif, s'accorde avec spectacles au masculin pluriel.  Deux accents aigus sont aussi indispensables.

-         "leur commenter" : pas de doute, il s'agit bien d'un infinitif; il est précédé du pronom leur qui reste toujours invariable.  Même cas pour "leur apporter".  Ce n'est pas pareil pour l'adjectif possessif : "leurs enfants", "leur imagination".  Celui-ci se place devant le nom.

-         "joueront-ils", "apprendront-ils".  Un "t" euphonique ajouté est inutile.

-         "abondent" : verbe conjugué au présent de l'indicatif; il a pour sujets "spectacles"; donc troisième personne du pluriel.

 

Coupures des mots.

 

Il n'est pas vain de rappeler comment on peut couper des mots en fin de ligne.  "Le petit Grevisse" dit : Cette division doit se faire en respectant le découpage des mots en syllabes et en tenant compte de certaines règles particulières.  Ainsi "re-gar-der" et "s'ex-pri-mer" pour la règle générale.

 

Autres remarques.

 

-         "ce ne sera que mieux"; "ce" égale "cela", pronom démonstratif.  À ne pas confondre avec "se", pronom personnel réfléchi : Il se coupe.

-         "Tout est" : un pronom indéfini suivi du verbe être.  Ne compliquons pas en ajoutant un trait d'union.

-         "Du plus jeune au plus âgé" : expression entièrement au singulier.

 

Un mot manqué est synonyme de faute.  Un signe de ponctuation, dicté, ne peut faire défaut non plus.

 

En voilà assez pour vous indiquer de poursuivre votre travail patient pour acquérir une bonne orthographe.

 

Félicitations aux 25 % de Bruxellois qui passent le cap, mais aussi aux autres qui ont fait l'effort d'être là.

 

Rendez-vous le 20 mars prochain à Houffalize.